J’ai perdu mon corps est une série qui réinterroge la présence du corps dans l’image, entre fragmentation et association étrange avec des objets du quotidien. Les corps y perdent leur fonction narrative habituelle pour devenir des présences énigmatiques, souvent silencieuses, parfois déroutantes. Cette série s’appuie sur un travail autour du geste, de la posture, et des objets qui l’entourent, pour faire émerger une relation décalée entre vie et absence.
Elle s’inscrit dans un projet plus large qui comprend également Attirance-Répulsion, où la photographie capte l’énergie singulière des lieux de fête désertés, et Errance, qui explore la quête intime et la relation à l’espace. Ces séries forment un ensemble cohérent, où le corps et le décor dialoguent pour révéler des états suspendus.
Les images fonctionnent comme des fragments, des traces à lire entre présence et éloignement. Les corps deviennent des territoires en tension, où se croisent désir, mystère et retenue.
Plutôt que de poser un récit, ce travail invite à naviguer dans des zones incertaines, des espaces où le corps interroge sa place et sa visibilité dans un monde en mouvement.